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L'évaluation menant au diagnostique

16/07/2017

Nous avons eu notre évaluation diagnostique à la clinique Voyez les choses à ma façon, à Montréal. Je vous ai raconté ma recherche de clinique précédemment dans mon papier sur Trouver une clinique. Nous nous y sommes présenté toute la famille.

 

Nous sommes bien accueilli et le nom de la clinique est superbement illustré par des photos d'enfants portant différentes lunettes sur les murs de la réception.

 

C'est rapidement à notre tour.

 

Je vous ai déjà raconté qu'à cet âge là, Chloé était toute une tornade. C'était par ici.

 

Ça ne s'est pas démenti lors de cet événement. En effet, seulement durant de la première séance d'observation avec la psychologue, Chloé a réussi (lire le cynisme dans mon ton de voix ici) les quelques éléments suivants:

   - enlever ses vêtements 2 fois

   - sortir de la salle d'examen 3 fois

   - continuer d'essayer de sortir de la salle d'examen même si après sa 3ème sortie, j'ai mis ma chaise devant la porte pour l'empêcher d'y avoir accès. Ce qui ne l'a pas empêché d'essayer d'y accéder par la force en tentant de se faufiler dans l'espace minuscule entre la porte et moi. Au mois 4-5 fois supplémentaires

   - essayer d'aller vider les tiroirs de jouets par elle-même sans attendre qu'on les lui offre au moins 10 fois

 

À cette époque, il faut dire que toutes les sorties étaient des aventures sur toute la ligne. Nous étions constamment sur le qui-vive pour ne pas la perdre (de vue et la perdre tout-court). Nous devions la suivre partout pour éviter qu'elle en fasse à sa tête et vide une boîte sur le plancher, arrache un étalage de revue (encore vécu la semaine dernière) ou bien fasse une tempête dans un étalage à l'épicerie.

 

C'était assez intense, et malgré que c'était assez sportif nous l'amenions régulièrement avec nous. Que ce soit en solo ou à deux.

 

Pour compléter l'évaluation, nous avons remplis des questionnaires, rencontrer deux fois la psychologue, vu la pédiatre, puis la coordonnatrice en plusieurs visites. C'est dès la seconde rencontre d'observation-interaction avec la psychologue qu'elle nous a laissé sous-entendre en sortant, que notre fille avait les traits et assez de caractéristiques autistiques. Nous avons donc su rapidement que c'était ce qui nous attendait.

 

Les rendez-vous duraient entre une et deux heures. Sur la fin, c'était plutôt exigeant. En sortant de nos rendez-vous, mon chum partait avec Chloé pour l'assoir dans la voiture pendant que je terminais les conversations avec les spécialistes. Puisque, sur la fin des rendez-vous, elle n'était tout simplement plus tenable.

 

Lors du second rendez-vous avec la psychologue, alors que nous quittions, elle l'a poussé fortement physiquement. Dans le sens de ''Je ne veux plus la voir elle''! Tellement elle était tannée de se faire imposer des choses allant contre son goût du moment.

 

Globalement, l'annonce de son diagnostique fut un choc, oui. Mais également un soulagement. Notre enfant était vraiment différente.

 

J'avais régulièrement des commentaires des gens que je croisais à cette époque. Que ce soit des proches ou bien des inconnus rencontrés au hasard des sorties, qui finissaient pas me faire une remarque à ce sujet.

 

Que ce soit: ''Vous devez être fatigué après une journée comme ça.''

 

Ou bien: ''Elle doit se coucher tôt le soir venu'' - Euhhh non!

 

''Si j'en avais eu une de même, je ne me serai pas rendu à trois...''

 

On passait nos journées à courir derrière elle à contrôler les dommages collatéraux de tous ses dégâts, désastres et les multiples tempêtes qu'elle laissait sur son passage.

 

Nous étions pour le moins épuisés.

 

Je me couchais rarement dépassé son heure à elle à cette époque, et même encore aujourd'hui.

 

Ce fut lors d'une 4ème rencontre, si je ne m'abuse, qu'on nous a présenté le rapport officiel. Ceci en présence de la psychologue, de l'orthophoniste, et de la coordonnatrice. Comme je m'y attendais, ce ne fut pas un choc sur le moment.

 

C'est suite à cela, en rencontrant la coordonnatrice individuellement, alors qu'elle nous présentait tous les documents pour la suite des choses que j'ai eu un choc. Lorsqu'on nous a parlé d'une subvention pour enfants handicapés alors, cela m'a fait sursauter intérieurement.

 

Savoir que j'avais une enfant autiste c'était une chose. Mais me faire dire qu'elle était handicapée, ça m'a causé une douleur sourde. Un point au cœur. Une onde de tristesse.

 

Je n'ai pas pu lire le rapport diagnostique sur le coup. C'était trop me demander. Mon conjoint par contre a fait cela très rapidement.

 

J'ai attendu des semaines. Puis, nous avons su que nous avions une place en CPE. Alors que je devais m'apprêter à leur envoyer le rapport que j'ai décidé de le lire. Nous étions déjà trois mois après l'annonce du diagnostique et j'avais reçu également l'appel du SRSOR m'annonçant que mes services s'en venait.

 

J'étais donc vraiment dû pour le lire, pour être en mesure d'en parler avec les autres.

 

Ce fut vraiment une grosse lecture. Oui, une très grosse lecture. Que j'ai fait lors d'une nuit d'insomnie, en me levant avant l'aube. Et j'ai pleuré. Pleuré. Beaucoup pleuré.

 

Tous ces retards, ces différences par rapport à la norme des enfants typiques. Les défis actuels et à venir. Les jugements actuels et à venir. Les constats. Les faits. Tout ceci était indéniable. C'était impossible à nier. C'était cela.

 

Je ne peux pas dire que j'y pense tout le temps. Nous avons une belle petite Chloé, super vive, intelligente et attachante. Alors, au quotidien, on vit avec notre réalité.

 

N'empêche qu'elle aura des défis dans sa vie ma fille et que j'espère que je pourrai l'outiller, l'accompagner, la guider du mieux que je pourrai.

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